Il y a des pays que l’on quitte sans vraiment les laisser derrière soi. L’Islande fait partie de ceux-là. Quelques années après notre premier voyage, nous sommes donc repartis découvrir l’Islande en 4×4, avec cette fois une tente de toit pour maison et seulement une semaine devant nous. Lors de notre premier séjour, nous avions passé plusieurs semaines à parcourir l’île, à suivre ses routes, admirer ses nombreuses cascades, marcher sur des terres volcaniques ou regarder les glaciers descendre lentement vers l’océan. Nous étions repartis avec des milliers de photographies, évidemment, mais surtout avec cette drôle de sensation de ne pas en avoir terminé avec l’Islande. Neuf ans plus tard, nous étions aussi particulièrement impatients de retrouver ces paysages avec notre regard d’aujourd’hui, de voir comment nous allions les photographier et les filmer après toutes ces années et tous les voyages qui avaient suivi.
Cette fois, le voyage s’annonçait très différent. Pendant une semaine, notre quotidien allait tenir dans un Dacia Duster avec quelques vêtements à l’arrière, de quoi cuisiner, deux duvets et une tente pliée sur le toit que nous refermerions chaque matin avant de reprendre la route et déplierions chaque soir dans un nouveau décor. Les cascades et les plages noires du Sud allaient peu à peu laisser place aux glaciers, aux fjords de l’Est, aux terres volcaniques du Nord puis aux longues pistes des Hautes Terres. Des paysages que nous connaissions parfois déjà, d’autres que nous allions découvrir, et surtout des heures sur la route à regarder l’Islande changer derrière le pare-brise. Ici plus qu’ailleurs peut-être, le trajet fait pleinement partie du voyage.
Après avoir déjà parcouru le pays pendant plusieurs semaines, nous étions aussi curieux de voir ce que donnerait un tour de l’Islande condensé en seulement sept jours. Comment vit-on réellement l’Islande en 4×4 et tente de toit ? Comment s’accommode-t-on de la météo islandaise lorsque notre chambre se trouve sur le toit de la voiture, et cette façon de voyager laisse-t-elle suffisamment de liberté pour profiter réellement du pays ? C’est ce que nous allons vous raconter dans cet article, avec notre expérience et tout ce qu’il faut savoir pour comprendre le fonctionnement de ce road trip.
Voyager en Islande avec Iceland Nomads
Pour ce deuxième voyage en Islande, nous sommes partis avec Iceland Nomads, un road trip imaginé par Travelbase pour parcourir l’île en autonomie. Nous connaissions déjà bien leur univers puisque nous étions partis quelques années plus tôt pour une semaine de Canoë trip en Suède, en autonomie sur les lacs du Värmland, avant de les retrouver pour un trek de 6 jours dans les Dolomites. Deux aventures très différentes qui nous avaient donné envie de découvrir cette fois leur manière d’imaginer un road trip, dans un pays que nous connaissions déjà mais que nous avions très envie de retrouver.
Ce voyage a été réalisé en partenariat avec Travelbase, qui nous a invités à découvrir Iceland Nomads. Lors de notre premier séjour en Islande, nous avions passé plus de trois semaines sur l’île et organisé nous-mêmes l’intégralité du voyage. Cette fois, l’expérience s’annonçait donc assez différente : seulement une semaine devant nous, un itinéraire déjà construit et toute une partie de la logistique prise en charge avant même notre arrivée. Nous étions surtout curieux de voir si cette formule nous laisserait cette sensation de liberté que nous aimons tant en road trip, sans avoir à passer des semaines à préparer chaque étape en amont.
Le concept Iceland Nomads : voyager en autonomie sans tout organiser
Iceland Nomads repose sur un principe que nous connaissions déjà bien avec Travelbase, celui de l’autonomie encadrée. Nous l’avions découvert quelques années plus tôt lors de notre semaine de Canoë Trip en Suède, où nous étions partis plusieurs jours en autonomie sur les lacs du Värmland, puis retrouvé lors de notre trek de 6 jours dans les Dolomites. Deux aventures très différentes, mais construites autour de la même idée, celle de prendre en charge une partie de la logistique pour laisser ensuite aux voyageurs la liberté de vivre leur voyage à leur rythme.
En Islande, le principe reste sensiblement le même. L’itinéraire est construit en amont, les campings sont réservés et le véhicule comme le matériel nécessaire au voyage vous attendent sur place. Une fois les clés récupérées, en revanche, vous voyagez seuls. Il n’y a ni guide à suivre, ni convoi de véhicules avançant les uns derrière les autres, ni horaires imposés au fil de la journée. Le roadbook et l’application Travelbase servent de fil conducteur, on y retrouve l’étape du jour, le parcours conseillé et les différents lieux à découvrir en chemin, mais chacun reste libre de composer sa journée comme il l’entend.
Chaque matin, nous savions ainsi dans quelle direction partir et quel camping rejoindre le soir. Entre les deux, nous pouvions choisir nos arrêts, nous attarder davantage sur un endroit, en délaisser un autre ou faire quelques détours lorsque les kilomètres et la météo le permettaient. C’est probablement ce que nous apprécions le plus dans ce type de voyage, toute la partie un peu fastidieuse de l’organisation est déjà réglée, sans pour autant avoir la sensation de participer à un circuit organisé. La liberté reste néanmoins liée au rythme de l’itinéraire choisi, et sur ce point les formules de 7 et 10 jours offrent forcément deux façons assez différentes de découvrir l’Islande, notamment en offrant plus de souplesses dans la découverte du sud.
Iceland Nomads 7 ou 10 jours : quelle formule choisir ?
Iceland Nomads propose deux formats, avec un road trip de 7 jours ou une formule de 10 jours. Le principe reste le même dans les deux cas, mais les trois journées supplémentaires permettent évidemment de ralentir le rythme et de consacrer davantage de temps aux différentes étapes.
De notre côté, nous avons testé Iceland Nomads en 7 jours. Faire presque le tour de l’Islande en une semaine représente beaucoup de kilomètres et certaines journées comptent plusieurs heures de conduite. Cela ne nous a pas dérangés puisque nous aimons les road trips et qu’en Islande plus qu’ailleurs, la route fait pleinement partie du voyage. Il faut simplement en avoir conscience avant de partir. On peut multiplier les arrêts et faire quelques détours, mais difficile de prévoir de longues randonnées ou de passer une demi-journée sur chaque site. Et ça il faut bien le garder en tête, la semaine est intense, impossible de tout voir !
Pour un premier voyage, le choix dépendra surtout de votre façon de voyager. Sept jours permettent déjà d’avoir un très bel aperçu du pays si vous aimez conduire et disposez de peu de temps. Si votre budget et votre emploi du temps le permettent, nous privilégierions plutôt les 10 jours pour profiter davantage des étapes et garder un peu plus de marge face aux imprévus de la météo islandaise.
Islande en 4×4 ou en van aménagé : que choisir ?
Iceland Nomads permet de choisir entre deux façons assez différentes de parcourir l’Islande, soit le 4×4 avec tente de toit soit avec le van aménagé. Le van offre davantage de confort et permet de dormir directement à l’intérieur, tandis que le 4×4 conserve l’esprit camping et permet surtout d’accéder à certaines pistes réservées aux véhicules adaptés, notamment dans les Hautes Terres. Le parcours peut donc légèrement différer selon le véhicule choisi.
De notre côté, nous n’avons pas beaucoup hésité, nous sommes partis avec un Dacia Duster 4×4 équipé d’une tente de toit. Après un premier voyage avec un véhicule classique, nous avions envie de découvrir l’Islande en 4×4 et de pouvoir emprunter des pistes plus isolées. Le Duster s’est révélé particulièrement adapté à l’Islande, compact et facile à conduire au quotidien, tout en nous permettant de rejoindre les Hautes Terres lorsque l’itinéraire nous y conduisait.
Après cette semaine, nous choisirions à nouveau le 4×4 et la tente de toit sans hésiter. Il faut évidemment accepter de dormir dehors et de composer avec la pluie ou le vent, mais cela faisait pleinement partie de l’expérience que nous recherchions. On a adoré ce petit rituel qui consistait à déplier la tente chaque soir dans un nouveau décor avant de reprendre la route le lendemain.
Que comprend la formule Iceland Nomads ?
L’un des avantages d’Iceland Nomads est que l’essentiel de la logistique est déjà prévu avant votre arrivée. Dans notre cas, nous avons récupéré notre Dacia Duster avec sa tente de toit, un matelas deux places, des sacs de couchage avec l’option Camping+, des oreillers, ainsi qu’une table et des tabourets. Côté cuisine, le nécessaire est également fourni avec réchaud, casserole, poêle et vaisselle. Il ne reste finalement qu’à prévoir ses affaires personnelles et sa nourriture, ou à choisir le foodpack proposé en option dont on vous parle juste après.
Les nuits en camping prévues par l’itinéraire font également partie de la formule. Travelbase préfère conserver leurs emplacements pour ses voyageurs, nous ne vous donnerons donc pas ici leur liste, mais nous reviendrons plus loin sur notre expérience et leur niveau d’équipement. Pour nous, c’était surtout un vrai confort au quotidien car nous n’avions aucune réservation à gérer ni camping à chercher en fin de journée. Il suffisait de rejoindre l’étape indiquée dans le roadbook et de profiter pleinement de la journée sans se demander où nous allions dormir le soir. C’était totalement différent de notre premier road trip.
Le gros plus ce sont également le roadbook et l’application Iceland Nomads qui regroupent l’itinéraire, les points d’intérêt et les informations utiles pour chaque étape. Nous avons particulièrement apprécié le petit carnet de route, qui permet d’avoir toutes les informations à portée de main, tandis qu’une équipe sur place reste joignable en cas de problème. C’est finalement tout l’intérêt de la formule, louer un véhicule, réserver des campings et préparer son matériel n’a rien de très compliqué séparément, mais Iceland Nomads rassemble toute cette logistique pour vous permettre de vous concentrer sur le voyage une fois sur place.
Foodpack, activités et autres options : que faut-il ajouter ?
Si vous n’avez pas envie de prévoir l’ensemble de vos repas avant de prendre la route, Iceland Nomads propose un foodpack pour toute la durée du voyage. Deux versions sont disponibles, l’une classique et l’autre végétarienne. De notre côté, nous avions choisi un foodpack de chaque, ce qui nous permettait surtout de varier les repas au fil de la semaine. Nous avons mangé avec pendant une grande partie du road trip et, dans l’ensemble, nous l’avons trouvé vraiment bien pensé pour ce type de voyage. Les repas sont faciles à préparer avec le matériel fourni et permettent surtout d’avoir toujours quelque chose sous la main, y compris lorsque l’étape du jour ne passe pas forcément à proximité d’un supermarché.
Nous ne nous sommes pas pour autant nourris exclusivement avec son contenu. Nous avions fait quelques courses en complément et, le midi, nous préparions généralement quelque chose de simple et rapide, souvent des sandwichs, afin de ne pas perdre trop de temps sur la route. Le soir, une fois la tente installée et le campement monté, nous profitions davantage des repas chauds du foodpack. Nous avons aussi acheté quelques extras au fil du voyage comme des fruits, du chocolat, de quoi préparer des boissons chaudes ou simplement ce qui nous faisait envie sur le moment. C’est finalement de cette manière que la formule nous a semblé la plus agréable, avec une bonne base pour ne pas avoir à penser aux repas chaque jour, complétée par quelques courses selon nos envies.
Il est également possible d’ajouter plusieurs activités au fil de l’itinéraire, comme une sortie à cheval, une marche sur un glacier, du snorkeling dans la faille de Silfra ou encore une excursion pour observer les baleines. Lors de notre premier voyage en Islande, nous avions déjà eu l’occasion de tester plusieurs excursions et nous n’avions donc pas spécialement envie de remplir cette semaine d’activités supplémentaires. Nous avons tout de même choisi de repartir observer les baleines à Húsavík, dans le nord de l’île, et nous n’avons absolument pas regretté notre choix. C’est l’une des expériences que nous avions envie de revivre en Islande et le passage par Húsavík s’y prêtait particulièrement bien.
Le foodpack comme les activités restent bien sûr facultatifs. On peut tout à fait faire ses propres courses et profiter uniquement des étapes prévues par l’itinéraire. D’autres options peuvent également être ajoutées au moment de la réservation, notamment pour les vols, les bagages, les transferts en navette pour rejoindre le camp ou les différentes assurances. C’est donc à chacun de composer son voyage selon son budget et ses envies, sans avoir besoin d’ajouter systématiquement toutes les options proposées. Tout est bien détaillé de toute façon lors de la réservation, impossible de manquer quelque chose.
Quel budget prévoir pour une semaine avec Iceland Nomads ?
Le prix d’un road trip avec Iceland Nomads dépend forcément de la période choisie et des différentes options ajoutées au moment de la réservation. Pour la formule de sept jours, les tarifs débutent actuellement à 750 € par personne, sur la base de deux personnes partageant le même véhicule. Ce prix comprend déjà une bonne partie du voyage puisque le 4×4 équipé de sa tente de toit, les sept nuits en camping, le matériel de cuisine, le roadbook, l’application ainsi que l’assistance avant et pendant le séjour sont inclus.
Il faut en revanche ajouter plusieurs dépenses pour obtenir une vision plus réaliste du budget de la semaine. Les vols pour rejoindre l’Islande, le carburant nécessaire pour parcourir l’itinéraire, les affaires de couchage si vous ne prenez pas les votre, la nourriture si vous ne choisissez pas le foodpack, les parkings des différents points d’intérêts ainsi que les éventuelles activités viennent s’ajouter au prix de départ. À cela peuvent également s’ajouter les transferts depuis l’aéroport, un bagage en soute ou certaines assurances selon les options choisies. De notre côté, le voyage ayant été réalisé dans le cadre de notre partenariat avec Travelbase, il serait assez peu pertinent de vous donner notre propre coût comme référence ; le plus juste reste donc de construire votre budget à partir de la formule de base et d’y ajouter uniquement les options dont vous aurez réellement besoin.
Même si la somme finale dépasse forcément les 750 € affichés au départ, il faut aussi la mettre en regard de tout ce qui est déjà compris. Louer séparément un 4×4 en Islande en plein été, ajouter une tente de toit et tout le matériel de camping, puis payer ses nuits au fur et à mesure représente déjà une part importante du budget d’un road trip. L’intérêt de la formule tient donc autant à son prix qu’au fait de regrouper une grande partie de ces dépenses, et surtout de l’organisation, avant même d’arriver en Islande.
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Notre road trip d’une semaine en Islande
Une semaine pour parcourir presque toute l’Islande, c’est court. Même lorsque les distances semblent raisonnables sur le papier, les endroits où l’on pourrait s’arrêter sont si nombreux qu’il faut rapidement apprendre à faire des choix. Pour nous, ce deuxième voyage avait néanmoins un avantage car après avoir déjà passé plus de trois semaines à parcourir le pays, nous pouvions laisser de côté, avec un peu moins de regret, certains lieux déjà découverts, revenir vers ceux que nous avions particulièrement aimés et consacrer davantage de temps à ce que nous ne connaissions pas encore.
La première journée a surtout été consacrée à l’arrivée, à la prise en main du 4×4 et de la tente de toit et aux quelques courses nécessaires pour la semaine. Nous avons fait quelques arrêts en chemin, mais le voyage a réellement commencé pour nous le lendemain.
De la côte Sud aux glaciers
La première grosse claque de cette semaine est arrivée assez vite avec Gjáin et Háifoss, deux endroits que nous n’avions pas découverts lors de notre premier voyage. Lorsque nous sommes arrivés à Háifoss, la brume enveloppait encore la vallée et donnait au paysage une atmosphère assez irréelle. Nous avons pris le temps de descendre jusqu’au pied de la cascade et la randonnée vaut vraiment le détour. Cette journée résume d’ailleurs assez bien le rythme du voyage, seulement 155 kilomètres séparaient notre point de départ du camping du soir, mais tellement de choses se trouvaient sur la route qu’il était impossible de tout voir.
Nous avons donc fait des choix. Certains endroits déjà visités ont été laissés de côté, tandis que nous tenions absolument à en retrouver d’autres, comme Skógafoss (avec les lupins en premier plan c’était juste magique). Plus loin, nous avons retrouvé Fjaðrárgljúfur et les paysages autour de Vík, avant de découvrir Múlagljúfur, l’un de nos grands coups de cœur du voyage. Même Jökulsárlón, que nous connaissions déjà, nous a semblé différent. En effet nous y avons eu beaucoup de vent, très peu de glace sur la plage et une atmosphère qui n’avait plus grand-chose à voir avec nos souvenirs. Je me souviens que nous avions passé des heures à photographier les icebergs échoués sur la plage… et là… un seul… un seul tout petit iceberg !
Des fjords de l’Est au nord de l’Islande
La météo nous a beaucoup moins épargnés en remontant vers le Nord. Pluie et vent nous ont obligés à renoncer à plusieurs arrêts et nous avons parfois simplement choisi d’avancer pour respecter le rythme de la journée. Nous avions notamment rendez-vous à Húsavík pour observer les baleines, une expérience que nous avions déjà vécue lors de notre premier voyage mais que nous avions très envie de renouveler. Et nous avons bien fait : après une longue journée sous une météo compliquée, elle s’est terminée de la meilleure des manières.
Les kilomètres se sont ensuite poursuivis vers le Nord, jusqu’à Siglufjörður, avec toujours cette sensation que l’Islande pourrait nous occuper pendant des semaines. À ce stade du voyage, nous parlions d’ailleurs déjà de revenir. Non pas parce que cette semaine nous laissait sur notre faim, mais parce qu’elle confirmait exactement ce que nous avions ressenti la première fois, il est très difficile d’en avoir réellement terminé avec ce pays.
Les Hautes Terres et Snæfellsnes pour terminer le voyage
Nous attendions particulièrement la traversée d’une partie des Hautes Terres par la F35, mais Kerlingarfjöll ne nous aura une nouvelle fois pas vraiment épargnés. Le vent et la pluie étaient cette fois si violents qu’il devenait presque impossible de tenir debout. Nous avons fini par reprendre la route avec un peu de frustration et une seule certitude, celle que nous reviendrons.
Heureusement, l’Islande sait aussi réserver quelques revanches. Pour notre dernière journée, nous avons retrouvé Snæfellsnes, que nous parcourions déjà pour la troisième fois. Et cette fois, les conditions nous ont permis de réaliser certaines de mes photographies préférées de la péninsule. Une très belle manière de terminer une semaine durant laquelle la météo nous aura constamment rappelé qu’ici, rien ne se passe vraiment comme prévu.
Ce voyage nous aura d’ailleurs encore davantage appris à nous détacher des images que l’on peut avoir de l’Islande avant d’y arriver. Les paysages ne sont jamais figés. Après de fortes précipitations, une eau habituellement translucide peut devenir complètement brune, Jökulsárlón peut se retrouver presque dépourvue de glace sur la plage, une montagne peut disparaître derrière les nuages et le vent peut rendre inaccessible un endroit que l’on attendait depuis des mois. Même en juillet, nous n’avons pratiquement pas eu de véritable coucher de soleil. Cela peut être frustrant lorsque l’on voyage aussi pour photographier, mais c’est également ce qui rend l’Islande si particulière, au final on ne sait jamais tout à fait quel pays on va découvrir en arrivant !
Islande en 4x4 et tente de toit : notre expérience
Après une semaine à parcourir l’Islande en 4×4 et à dormir chaque soir dans la tente installée sur son toit, nous avons eu le temps de tester la formule dans des conditions assez variées. Routes parfaitement asphaltées, pistes des Hautes Terres, pluie, vent parfois très soutenu mais aussi quelques belles journées sous un grand ciel bleu . En juillet, nous avons finalement retrouvé une météo assez similaire à celle de notre premier voyage en Islande, quelques années plus tôt. Voyager de cette manière demande forcément d’accepter une part d’imprévu, mais c’est aussi ce qui fait une bonne partie de son charme.
Conduire en Islande en 4×4 : routes et F-roads
Conduire en Islande n’est pas particulièrement compliqué, mais les conditions peuvent changer rapidement et certaines habitudes sont assez différentes de celles que nous avons en France. La première chose à garder en tête concerne les limitations de vitesse, sauf indication contraire, elles sont généralement fixées à 90 km/h sur les routes asphaltées hors agglomération et 80 km/h sur les routes en gravier. Les contrôles existent et les excès de vitesse peuvent entraîner des amendes importantes, mais au-delà de la sanction, certaines routes invitent de toute façon à lever franchement le pied. Sur les pistes, rouler à la vitesse maximale autorisée n’est pas toujours raisonnable, l’état du revêtement, les projections de graviers, les virages ou simplement le véhicule qui arrive en face peuvent nécessiter de ralentir considérablement.
Nous en avions d’ailleurs fait l’expérience lors de notre premier road trip. Nous avions crevé un pneu et reçu un impact sur le pare-brise en croisant un camion qui roulait rapidement sur une piste. Depuis, nous sommes particulièrement attentifs lorsque nous croisons un autre véhicule sur une route en gravier, ralentir permet aussi de limiter les projections de pierres. Avec un 4×4, certaines routes deviennent accessibles, notamment dans les Hautes Terres, mais cela ne signifie évidemment pas que l’on peut s’engager partout sans précaution. Les conditions des F-roads doivent être vérifiées avant de partir et les passages à gué demandent une vigilance particulière.
Nous ne développerons pas davantage le sujet ici parce que conduire en Islande mérite à lui seul un guide complet : état et ouverture des routes, F-roads, passages à gué, assurances, carburant, règles à connaître ou encore applications permettant de suivre les conditions en temps réel. Retenez surtout qu’un 4×4 offre davantage de possibilités, mais qu’il ne dispense jamais d’adapter sa conduite aux conditions.
Carburant et stations-service : quand faire le plein ?
Pendant ce road trip, nous avons pris l’habitude de faire le plein dès que l’occasion se présentait, sans forcément attendre que le réservoir soit presque vide. Les distances parcourues chaque jour sont importantes et, selon les régions, les stations-service peuvent devenir beaucoup plus espacées. Avant de partir le matin, nous vous conseillons donc de regarder non seulement le nombre de kilomètres prévus, mais aussi les endroits où vous pourrez faire le plein en cours de route.
Nous l’avons notamment fait dans l’Est, où nous avons préféré effectuer un petit détour pour remettre de l’essence avant de nous enfoncer davantage dans les terres. Nous avions pourtant fait le plein la veille, mais avec les kilomètres qui s’accumulent et des conditions parfois moins favorables, notamment lorsqu’il y a beaucoup de vent, la jauge peut descendre plus rapidement qu’on ne l’imagine. Dans ce genre de région, mieux vaut perdre quelques minutes pour rejoindre une station que commencer à calculer fébrilement les kilomètres restants au milieu de nulle part.
C’est aussi pour cela que nous prenions quelques minutes chaque soir ou chaque matin pour regarder l’étape à venir et anticiper les besoins de la journée : carburant, courses, activité réservée ou heure d’arrivée au camping. Sur un itinéraire aussi dense, cette petite préparation permet ensuite de profiter beaucoup plus sereinement de la route.
Dormir en tente de toit en Islande : confort, pluie et vent
La tente de toit n’était pas vraiment une découverte pour nous puisque nous voyageons déjà régulièrement avec notre Tentbox (une XL lite) à la maison. Celle fournie avec notre Duster était d’une autre marque, mais nous avons retrouvé ce que nous apprécions dans ce type d’installation : un vrai matelas, suffisamment d’espace pour deux et une tente qui se déplie rapidement une fois arrivé au camping. Nous l’avons trouvée confortable pendant toute la semaine et, surtout, suffisamment robuste pour affronter les conditions islandaises. Nous avons notamment passé une nuit avec beaucoup de vent et, même si le bruit peut être impressionnant lorsque l’on dort quelques dizaines de centimètres au-dessus du toit d’une voiture, la tente n’a pas bougé.
Le principal conseil que nous donnerions concerne d’ailleurs davantage le sommeil que le confort, prenez des boules Quies ! Entre le vent qui fait travailler la toile, la pluie et certains campings naturellement plus animés que d’autres, elles peuvent faire une vraie différence. Il faut aussi accepter qu’une tente de toit reste du camping. Lorsqu’il pleut au moment de la replier ou qu’une rafale arrive au mauvais moment, l’expérience est forcément moins confortable qu’une nuit dans un van, ou une nuit totalement au sec et sans vent. Mais après cette semaine, nous repartirions sans hésiter avec cette configuration.
Les campings Iceland Nomads : à quoi s’attendre ?
Nous avons eu des expériences assez différentes selon les campings sélectionnés le long de l’itinéraire. Certains étaient vraiment agréables et très bien équipés, tandis que d’autres étaient beaucoup plus simples en matière de commodités mais installés dans des cadres assez exceptionnels. Globalement, nous gardons donc une bonne expérience des campings de cette semaine, même si nous avons parfois trouvé le rapport entre leur fréquentation et leurs équipements un peu surprenant. Dans le Sud notamment, certains campings peuvent accueillir énormément de monde en été alors que les espaces communs ne suivent pas toujours… Nous avons par exemple dormi dans un camping très fréquenté qui ne disposait que de deux douches. C’était vraiment peu pour le nombre de véhicules présents ce soir là.
À mesure que nous remontions vers le Nord, nous avons trouvé l’ambiance différente, avec généralement moins de monde et des campings qui nous ont parfois semblé plus petits et familiaux. Avec Iceland Nomads, les nuits prévues sur le parcours sont déjà organisées, ce qui évite de se poser la question en arrivant le soir. Si vous organisez votre road trip vous-même en plein été, nous vous conseillerions en revanche de réserver dès que cela est possible ou, pour les établissements qui ne fonctionnent pas sur réservation, de ne pas arriver trop tard. Après plusieurs heures de route, chercher une solution pour dormir n’est franchement pas la partie du voyage que l’on a envie d’ajouter au programme.
Météo en Islande en été : notre expérience en juillet
Partir en Islande en juillet ne garantit absolument pas une semaine de ciel bleu. Pendant ce voyage, nous avons eu beaucoup de vent, plusieurs journées de pluie et de longues périodes sous un ciel gris, mais aussi quelques journées magnifiques avec un grand ciel bleu et du soleil. Elles ont simplement été plus rares. Et finalement, cela ressemblait beaucoup à ce que nous avions déjà connu lors de notre premier long voyage en Islande, entre juin et juillet.
C’est probablement l’une des choses les plus importantes à accepter avant de partir, la météo islandaise est imprévisible. Sur une semaine, vous pouvez avoir plusieurs jours de pluie comme profiter d’une succession de belles journées, et les prévisions peuvent évoluer rapidement. Comme souvent dans les pays nordiques, mieux vaut donc préparer ses vêtements et son équipement pour de mauvaises conditions et considérer le beau temps comme une bonne surprise plutôt que construire son voyage autour d’une météo idéale.
Préparer son road trip en Islande : nos conseils pratiques
Les parkings en Islande : Parka et paiement en ligne
C’est probablement l’une des choses qui a le plus évolué depuis notre premier voyage, de nombreux sites touristiques disposent aujourd’hui de parkings payants, parfois sans barrière ni borne de paiement classique. Tout se fait alors en ligne ou directement depuis son téléphone, et nous avons régulièrement utilisé Parka pendant notre semaine.
Nous vous conseillons donc de télécharger l’application avant le départ et d’y enregistrer votre véhicule une fois celui-ci récupéré. Selon les endroits, le fonctionnement et les tarifs peuvent varier, mieux vaut toujours regarder les panneaux présents à l’entrée du parking plutôt que repartir en pensant que le stationnement était gratuit. Ce sont de petites sommes prises séparément, mais elles sont aussi à intégrer au budget global d’un road trip.
Nous en avons eu pour un peu moins de 120€ de parkings durant cette semaine. On vous conseille de prendre l’abonnement mensuel Parka et de le résilié une fois partis d’Islande. Ce sera plus économique que d’accepter les frais de service à chaque paiement.

Les applications indispensables pour voyager en Islande
- L’app Travelbase si vous partez avec eux : itinéraire du jour, étapes et points d’intérêt. C’est votre appli principale pendant ce voyage.
- Parka – vraiment utile aujourd’hui pour régler de nombreux parkings payants. On renseigne notamment son véhicule/plaque et on peut payer directement depuis l’application.
- Umferðin – à avoir absolument pour l’état des routes : conditions de circulation et webcams routières. Particulièrement utile avant les longues étapes et les routes plus isolées.
- Veður – l’outil officiel de l’Icelandic Meteorological Office pour la météo : pluie, vent, prévisions et alertes. Et en Islande, je regarderais surtout le vent, pas uniquement le petit pictogramme pluie/soleil. L’organisme précise d’ailleurs que ses prévisions textuelles sont à privilégier en cas de différence avec les prévisions graphiques automatisées.
- SafeTravel – pour les alertes de sécurité et conditions de voyage. L’application officielle permet également, notamment en randonnée, de transmettre sa position GPS aux secours islandais.

Photographier l’Islande : notre carte des spots photo
Pour notre premier voyage en Islande, nous avions acheté une carte d’ International Photographer consacrée aux lieux particulièrement intéressants à photographier à travers le pays. Plusieurs années plus tard, nous l’avons glissée une nouvelle fois dans nos affaires avant de repartir et elle nous a encore été utile pendant ce road trip. Même si nous connaissions déjà beaucoup d’endroits et que nous avions évidemment fait nos propres recherches, elle reste un support assez pratique pour repérer rapidement ce qui se trouve autour de soi ou le long de la route. On vient d’alleir d’acheter la même carte mais pour les Iles Féroés, notre prochain voyage dans le nord !
Après deux voyages en Islande et des milliers de photographies réalisées sur place, nous avons maintenant aussi notre propre liste de lieux, de cadrages et d’endroits auxquels nous aimerions revenir. Nous préparerons donc un article entièrement consacré à nos plus beaux spots photo en Islande, avec nos conseils et les images réalisées au fil de nos différents voyages.
Quelle assurance prévoir pour un road trip en Islande ?
Avant de prendre la route, prenez le temps de regarder précisément ce qui est couvert par l’assurance du véhicule et les éventuelles garanties complémentaires proposées au moment de la réservation. Iceland Nomads permet notamment d’ajouter une assurance complémentaire couvrant davantage les éventuels dommages causés au véhicule.
De notre côté, nous avions choisi de souscrire cette assurance complémentaire. Nous avons déjà eu des soucis avec une voiture de location lors d’un voyage, justement la seule fois où nous n’avions pas opté pour une couverture complète ou sans franchise… et autant vous dire qu’on ne nous y reprendra plus (les 1400€de franchises en pleines vacances sont restées en travers de notre gorge) ! Depuis, nous préférons intégrer ce coût supplémentaire au budget et partir l’esprit tranquille, particulièrement dans un pays comme l’Islande où les routes en gravier, les pistes et les conditions météorologiques peuvent mettre les véhicules à rude épreuve. Et ça nous l’avons clairement vu lors de notre premier voyage, en 21 jours nous avons crevé un pneu et eu un impact sur le pare brise…
Le vent mérite d’ailleurs une attention particulière. Une rafale peut être suffisamment violente pour endommager une portière si elle vous échappe au moment de l’ouvrir. Avec une tente de toit, il faut également être attentif à la manière dont on positionne le véhicule lorsque le vent souffle fort. Les consignes données lors de la prise en main du 4×4 ne sont vraiment pas à prendre à la légère.
Enfin, l’assurance du véhicule ne remplace pas une assurance voyage. Pour nos voyages, nous avons notamment l’habitude de passer par le Cap Assitance de Chapka, avec des garanties qui peuvent couvrir les frais médicaux, l’assistance ou le rapatriement selon le contrat choisi. Pensez également à vérifier les assurances incluses avec la carte bancaire utilisée pour réserver votre voyage : selon les cartes et les conditions, certaines garanties peuvent déjà être prévues.
En passant par notre lien Chapka, vous bénéficiez également de 5 % de remise sur votre contrat d’assurance. Vous pouvez réaliser une demande de devis gratuitement et sans engagement.
Que mettre dans sa valise pour l’Islande en été ?
Même en plein été, préparez votre valise en gardant en tête que la météo islandaise peut changer très rapidement. Pendant notre semaine de juillet, nous avons eu beaucoup de vent et de pluie, quelques journées franchement grises mais aussi de très belles éclaircies. Nous fonctionnons donc surtout avec plusieurs couches : vêtements respirants, polaire ou couche chaude et, surtout, une bonne veste imperméable et coupe-vent. Bonnet, gants fins et tour de cou ne sont jamais très loin non plus, même en juillet.
Nous vous conseillons également d’emporter de bonnes chaussures imperméables (personnelement on part toujours avec une paire de Columbia, je ne quitte pas ce modèle) et surtout un surpantalon de pluie. Ce dernier nous semble particulièrement utile en Islande : léger et compact, il s’enfile directement par-dessus son pantalon lorsque les conditions se dégradent. Face au vent et à la pluie que nous avons rencontrés dans les Hautes Terres, nous étions bien contents de l’avoir avec nous. On vous conseille de prendre une taille au dessus pour pouvoir l’enfiler sans soucis par dessus votre pantalon. Alors oui c’est pas très glamour mais ça évite d’être trempé !
Pour un voyage en tente de toit, quelques petits accessoires peuvent également faire la différence : une serviette microfibre, une gourde ou un thermos, des pochettes ou petits sacs étanches pour protéger ses affaires et des boules Quies pour les nuits venteuses ou les campings un peu plus animés.
Enfin, pensez à la recharge de vos appareils. Nous profitons généralement des heures passées sur la route pour remettre nos batteries à niveau grâce à un convertisseur 12 V/230 V branché sur l’allume-cigare, particulièrement pratique pour notre ordinateur ou les batteries du drone. Nous avons également toujours une powerbank de grande capacité et un chargeur voiture USB-C pour les téléphones et les petits appareils. Si vous utilisez un convertisseur, pensez simplement à vérifier que sa puissance et celle de la prise du véhicule sont compatibles avec les appareils que vous souhaitez brancher.
Paiements en Islande : faut-il prévoir des espèces ?
L’Islande est aujourd’hui un pays quasiment cashless. Pendant toute notre semaine, nous avons payé par carte ou avec notre téléphone, y compris pour de toutes petites dépenses. Nous nous sommes même retrouvés à devoir dépenser nos dernières couronnes avant de reprendre l’avion, simplement parce que nous avions retiré des espèces à notre arrivée… par habitude !
Dans certains pays, avoir un peu de liquide reste encore bien utile, en Autriche, par exemple, nous en avons régulièrement eu besoin dans les refuges lors de notre visite d’Alpbach et ses alentours, mais en Islande, les espèces nous ont semblé totalement superflues. À moins d’avoir une raison particulière d’en retirer, vous pouvez donc très facilement voyager en payant uniquement par carte ou avec votre téléphone.
Le point auquel il faut davantage penser concerne les éventuels frais bancaires à l’étranger et le taux de change appliqué par votre banque. Mieux vaut vérifier les conditions de sa carte avant le départ plutôt que le découvrir après une semaine de paiements en couronnes islandaises.
Pour notre part, nous utilisons depuis plus de six ans un compte Fosfo chez Fortuneo, que j’avais justement ouvert comme compte bancaire secondaire pour nos voyages. C’est une solution que je trouve toujours particulièrement pratique à l’étranger car Fortuneo ne prélève actuellement aucuns frais sur les paiements et retraits réalisés avec la carte Fosfo, y compris en devises étrangères, hors éventuels frais appliqués directement par le distributeur lors d’un retrait. La carte est par ailleurs gratuite à condition d’effectuer au moins un paiement par carte chaque mois. Le reste du temps ce compte me sert comme petite réserve pour des achats plaisirs que j’alimente grâce à des ventes de secondes mains.
Comment organiser ses journées avec Iceland Nomads ?
C’est probablement le conseil que nous donnerions le plus après avoir testé la formule pendant sept jours : regardez l’étape du lendemain avant de vous coucher. Le parcours est déjà préparé et il n’est donc pas nécessaire de passer sa soirée à construire un itinéraire, mais quelques minutes suffisent pour vérifier le nombre de kilomètres, la météo annoncée, les stations-service disponibles, les courses éventuelles et surtout les horaires des activités réservées.
Certaines journées sont beaucoup plus chargées qu’elles n’en ont l’air. Nous l’avons notamment constaté sur cette fameuse étape de seulement 155 kilomètres où nous aurions facilement pu passer deux jours tant il y avait de choses à découvrir (coucou les cascades à n’en plus finir !). À l’inverse, lorsqu’un rendez-vous est fixé (comme à Húsavík par exemple), il faut parfois accepter de renoncer à un arrêt pour arriver à l’heure. Nous anticipions aussi le carburant, dans l’Est, nous avons par exemple fait volontairement un détour pour compléter le plein avant de nous engager dans une zone beaucoup plus isolée. Pareil dans le sud où nous avons fait le plein la veille au soir pour être tranquille le lendemain.
L’idée n’est donc pas de planifier chaque heure de la journée, ce serait perdre l’intéret principal d’un road trip, ce sentiment de liberté etc, mais plutôt d’identifier les quelques contraintes qui ne peuvent pas bouger. Une fois le carburant, les courses, les distances et les éventuels horaires repérés, tout le reste peut justement rester beaucoup plus spontané. Et c’est surtout ce que nous aimons lorsque nous partons en road trip, garder suffisamment de liberté pour s’offrir encore le luxe de l’inconnu.
Notre avis sur Iceland Nomads après une semaine en Islande
Après une semaine sur les routes islandaises, notre avis sur Iceland Nomads est globalement très positif. Nous connaissions déjà Travelbase pour être partis avec eux en Canoe trip en Suède puis en trek dans les Dolomites, mais c’était la première fois que nous testions l’un de leurs road trips en voiture. Et nous avons retrouvé ce que nous apprécions dans leurs voyages, une organisation suffisamment présente pour nous simplifier la vie, sans avoir l’impression de participer à un circuit organisé.
Ce que nous avons aimé avec Iceland Nomads
Le principal avantage reste pour nous la simplicité. Le véhicule, la tente de toit, le matériel de camping, les étapes et les nuits sont déjà prévus. Une fois les clés récupérées, il ne reste finalement qu’à prendre la route. Nous n’avions pas à passer nos soirées à chercher où dormir le lendemain ou à construire chaque étape, ce qui est particulièrement appréciable sur un voyage aussi dense.
Nous avons également aimé la liberté laissée au cours de la journée. L’itinéraire sert de fil conducteur, mais rien n’oblige à s’arrêter partout. Et dans notre cas, c’était même essentiel, comme nous connaissions déjà une partie de l’Islande, nous avons pu laisser de côté certains lieux pour en découvrir de nouveaux ou retourner photographier ceux que nous aimions particulièrement. Le roadbook donne des idées, mais le voyage reste le vôtre.
Le choix du 4×4 avec tente de toit correspondait parfaitement à notre façon de voyager. Il nous a permis de rejoindre les Hautes Terres, de dormir chaque soir dans un nouveau décor et de retrouver ce que nous aimons dans les road trips, cette sensation d’avoir sa petite maison avec soi et de pouvoir consacrer l’essentiel de ses journées à la route et aux paysages.
Les limites à connaître avant de réserver
La principale limite tient selon nous au rythme de la formule de sept jours. C’est intense. Très intense. Faire presque le tour de l’Islande en une semaine représente beaucoup de kilomètres et certaines étapes sont longues. Si vous aimez conduire, cela fait pleinement partie de l’expérience ; si votre idée des vacances consiste plutôt à rester deux ou trois jours au même endroit, cette formule risque en revanche de vous sembler assez soutenue.
Il faut également accepter de faire des choix. Une météo compliquée, une randonnée qui prend plus de temps que prévu ou une activité réservée à une heure précise peuvent obliger à supprimer plusieurs arrêts. Nous l’avons fait à différentes reprises pendant notre semaine et notre connaissance préalable de l’Islande nous a probablement aidés à le vivre sans frustration. On ne peut pas tout voir en sept jours, et il ne faut surtout pas partir avec cet objectif.
Enfin, la tente de toit implique évidemment d’aimer un minimum le camping. Nous l’avons trouvée confortable et robuste, y compris avec du vent, mais cela reste une tente donc il faut sortir pour cuisiner, composer avec la pluie et utiliser les sanitaires des campings, dont le niveau de confort varie d’une étape à l’autre.
Iceland Nomads : 7 jours sont-ils suffisants pour découvrir l’Islande ?
Oui pour découvrir l’Islande, non pour prétendre la connaître. En sept jours, l’itinéraire permet de traverser une diversité assez impressionnante de paysages et de comprendre à quel point le pays change d’une région à l’autre. Pour quelqu’un qui dispose d’une seule semaine, c’est une très belle première approche.
Mais si vous pouvez partir dix jours, nous aurions tendance à privilégier cette formule pour un premier voyage. Trois journées supplémentaires peuvent sembler peu, mais elles permettent de ralentir le rythme, de mieux absorber les aléas météorologiques et de consacrer davantage de temps à certains endroits, notamment dans le Sud.
Pour autant, sept jours ne donnent pas forcément l’impression d’un voyage aussi court. Je dirais même que c’est un voyage qui bouscule un peu notre perception du temps. En une seule journée, on peut traverser tellement de paysages différents, passer d’une ambiance à une autre, d’une cascade à un champ de lave, d’un glacier à une route perdue au milieu de nulle part, qu’il devient parfois difficile de réaliser que huit ou neuf heures seulement se sont écoulées depuis le départ du camping. Les journées sont denses, mais elles paraissent aussi incroyablement longues tant elles sont remplies.
C’est probablement l’une des choses qui nous a le plus surpris avec cette formule : une semaine en Islande peut donner la sensation d’être parti quinze jours. On rentre avec énormément d’images et de souvenirs, au point que certains moments vécus seulement quelques jours plus tôt semblent déjà appartenir au début d’un long voyage. Sept jours passent vite sur le calendrier, mais sur les routes islandaises, le temps semble parfois s’étirer autrement.
Après deux voyages, dont le premier de plus de trois semaines, nous avons surtout acquis une certitude, aucune durée ne permettra vraiment de « faire » l’Islande. Alors soyez indulgent avec vous même et réaliste sur la quantité d’endroit que l’on peut voir et activité que l’on peut faire en un temps donné.
À qui conseillons-nous Iceland Nomads ?
Nous conseillerions particulièrement Iceland Nomads à ceux qui ont envie de vivre un véritable road trip sans passer des semaines à en préparer toute la logistique. La formule fonctionne très bien si vous aimez conduire, dormir en camping, changer régulièrement de paysage et conserver une certaine autonomie une fois sur place.
Elle nous semble également intéressante pour un premier voyage en Islande lorsque l’organisation du véhicule, des campings, du matériel et de l’itinéraire paraît un peu intimidante. À l’inverse, si vous souhaitez construire chaque étape vous-même, rester plusieurs jours dans certaines régions ou organiser votre voyage essentiellement autour de longues randonnées, un road trip entièrement indépendant sera probablement plus adapté.
De notre côté, nous repartirions avec Iceland Nomads sans hésiter. Pas parce que cette semaine nous aurait permis de tout voir, bien au contraire, mais parce qu’elle nous a offert une autre manière de retrouver un pays que nous pensions déjà bien connaître. Et nous sommes partis d’Islande en sachant déjà que nous allions y remettre les pieds un jour ou l’autre !
On espère que ce retour d’expérience sur notre road trip en Islande en 4×4 et tente de toit vous aura donné envie, vous aussi, de prendre la route et de découvrir cette île qui continue de nous fasciner voyage après voyage.
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