Quelques années après notre premier voyage, nous sommes partis redécouvrir l’Islande en 4×4, avec cette fois une tente de toit pour maison et seulement une semaine devant nous, voici notre article de blog qui retrace ce voyage.
Il y a des pays que l’on quitte sans vraiment les laisser derrière soi. L’Islande fait partie de ceux-là. A vrai dire quand j’y pense réellement, je me rends compte qu’avec l’Islande nous avons ce lien indescriptible… invisible. Celui qui fait qu’au fond de nous, nous savons que nous y reviendrons un jour ou l’autre. Encore.
Lors de notre premier séjour, nous avions passé plusieurs semaines à parcourir l’île, sans itinéraire réellement précis, seulement avec une liste d’endroits à découvrir. Ceux que l’on voulait voir absolument, tout en se laissant assez de place pour l’inconnu. Nous étions rentrés avec des milliers de photos. Et j’avais hâte de pouvoir y revenir un jour pour photographier l’Islande différemment, avec notre « nouveau » regard.
C’est neuf ans plus tard que nous sommes donc revenus en Islande. Cette fois ci nous allions de nouveau parcourir ses routes en 4×4 mais sur un temps bien plus restreint : nous avions une semaine en Islande, ni plus ni moins. Est-ce possible de découvrir un pays aussi grand en si peu de temps ? La nouveauté du séjour c’était également l’ajout d’une tente de toit à l’équation !
Cela faisait plusieurs années que l’on souhaitait revenir en Islande, revoir ses cascades, ses plages de sable noir du sud, ses glaciers et ses fjords sans fin. Et parcourir encore une fois, bien évidemment, les pistes parfois intouchables des Hautes Terres. Des paysages que nous connaissions parfois déjà, d’autres que nous allions découvrir, et surtout passer des heures sur la route à regarder l’Islande se dévoiler à nous au fil des kilomètres. Ici plus qu’ailleurs peut-être, le trajet fait pleinement partie du voyage.
Après avoir déjà parcouru le pays pendant plusieurs semaines, nous étions aussi curieux de voir ce que donnerait un tour de l’Islande condensé en seulement sept jours. Mais aussi comment vit-on réellement l’Islande en 4×4 et tente de toit ? Car même si nous connaissons ce mode de voyage, ayant nous même une tente de toit, comment cela se passe avec les conditions météo de l’Islande qui sont bien à l’opposées de ce que l’on trouve chez nous en Méditerranée ? C’est ce que nous allons vous raconter dans cet article, avec notre expérience et tout ce qu’il faut savoir pour comprendre le fonctionnement de ce road trip.
Voyager en Islande avec Iceland Nomads
Pour ce deuxième voyage en Islande, nous sommes partis avec Iceland Nomads, un road trip imaginé par l’agence de voyage Travelbase et qui permet de parcourir l’île en autonomie. Nous connaissions déjà bien leur univers puisque nous sommes déjà partis deux fois avec eux. La première pour une semaine de Canoë trip en Suède en 2024, en autonomie sur les lacs du Värmland, c’était sans doute l’une de nos aventures préférées cette année là. Puis la seconde fois en 2025 pour un trek de 6 jours dans les Dolomites. Deux aventures très différentes qui nous avaient donné envie de découvrir cette fois leur manière d’imaginer un road trip. Et avec notre envie de retourner en Islande on s’est dit que ce serait intéressant de découvrir leur formule « road trip » clé en main dans un pays que nous connaissions déjà.
Ce voyage a donc été réalisé en partenariat avec Travelbase, qui nous a invités à découvrir Iceland Nomads. Lors de notre premier séjour en Islande, nous avions passé plus de trois semaines sur l’île et organisé nous-mêmes l’intégralité du voyage. Cette fois, l’expérience s’annonçait assez différente nous avions en effet une semaine pour parcourir l’Islande en suivant un itinéraire déjà construit et en profitant d’une partie de la logistique prise en charge. Nous étions surtout curieux de voir si cette formule nous laisserait cette sensation de liberté que nous aimons tant en road trip, sans avoir à passer des semaines à préparer chaque étape en amont.
Le concept Iceland Nomads, voyager en autonomie sans tout organiser
Iceland Nomads c’est donc le road trip en Islande proposé par Travelbase. Il repose sur un principe que nous connaissions déjà bien pour être partis donc plusieurs fois avec l’agence, celui de l’autonomie encadrée. On vous parlait déjà de notre retour d’expérience dans nos articles de notre semaine de Canoë Trip en Suède, où encore celui sur notre trek de 6 jours dans les Dolomites. Deux aventures très différentes, mais construites autour de la même idée, celle de prendre en charge une partie de la logistique pour laisser ensuite aux voyageurs la liberté de vivre leur voyage à leur rythme.
Pour ce road trip en 4×4 en Islande c’est un peu la même chose. L’itinéraire est construit en amont, les campings sont réservés et le véhicule comme le matériel nécessaire au voyage vous attendent sur place. Une fois les clés récupérées, en revanche, on voyage seuls. Il n’y a ni guide à suivre, ni convoi de véhicules avançant les uns derrière les autres, ni horaires imposés au fil de la journée. Et même si plusieurs véhicules partent en même temps du camp de base, au final nous nous sommes très peu retrouvés sur les différents spots car chacun voyage à son rythme. Le roadbook et l’application Travelbase servent de fil conducteur, on y retrouve l’étape du jour, le parcours conseillé et les différents lieux à découvrir en chemin. Le point clé à retenir c’est que chacun reste libre de composer sa journée comme il l’entend.
Chaque jour nous avions notre « boussole » à suivre, nous savions donc dans quelle direction partir et quel camping rejoindre le soir. Entre les deux, nous pouvions choisir nos arrêts, nous attarder davantage sur un endroit, en délaisser un autre ou faire quelques détours lorsque les kilomètres et la météo le permettaient. C’est probablement ce que nous avons apprécié le plus dans ce type de voyage, toute la partie un peu fastidieuse de l’organisation est déjà réglée, sans pour autant avoir la sensation de participer à un circuit organisé.
Iceland Nomads 7 ou 10 jours ? Quelle formule choisir ?
Iceland Nomads propose deux formats de voyage, avec un road trip de 7 jours ou de 10 jours. Le principe reste le même dans les deux cas, mais les trois journées supplémentaires permettent évidemment de ralentir le rythme et de consacrer plus de temps à certaines étapes.
De notre côté nous sommes partis une semaine en Islande. Cela représente beaucoup de kilomètres mais cela nous permettait également de ne pas partir trop longtemps sans notre fils. Faire le tour de l’Islande en une semaine implique de longues journées, que ce soit sur la route ou sur les spots à visiter. Cela ne nous a pas dérangés puisque nous aimons les road trips et qu’en Islande plus qu’ailleurs, la route fait pleinement partie du voyage. Il faut simplement en avoir conscience avant de partir. La semaine est intense et il vous sera impossible de tout voir !
Pour un premier voyage, le choix dépendra surtout de votre façon de voyager. Sept jours permettent déjà d’avoir un très bel aperçu du pays si vous aimez conduire et disposez de peu de temps. La formule de 10 jours permet surtout d’avoir plus de temps dans le sud notamment, l’itinéraire ne change pas drastiquement entre les 2 formules, ce ne sont donc pas deux road trip totalement différents.
Islande en 4×4 ou en van aménagé, quel véhicule choisir ?
Iceland Nomads permet de choisir entre deux façons assez différentes de parcourir l’Islande, soit le 4×4 avec une tente de toit soit avec le van aménagé. Forcément, le van offre davantage de confort et permet de dormir directement à l’intérieur. Le 4×4, lui, conserve l’esprit camping et permet surtout d’accéder à certaines pistes réservées aux véhicules adaptés, notamment pour les routes qui mènent aux Hautes Terres. Le parcours peut donc différer selon le véhicule choisi. Et il faut bien avoir en tête que les F roads en Islande font grandement partie du paysage islandais. Pour nous, il serait vraiment dommage de s’en priver même si l’on comprend aussi l’envie d’avoir un peu plus de confort en choisissant l’option van.
Sans surprise nous n’avons pas beaucoup hésité, nous sommes partis avec le Dacia Duster 4×4 équipé d’une tente de toit. Lors de notre premier road trip nous étions aussi partis avec 4×4, impossible pour nous de choisir autre chose vu l’itinéraire prévu lors de ce voyage.
Nous avons trouvé le Duster particulièrement adapté à l’Islande, c’est un véhicule compact et facile à conduire au quotidien. Et qui nous a permis, bien évidemment, de rejoindre les Hautes Terres lorsque l’itinéraire nous y conduisait.
Après cette semaine, nous choisirions à nouveau le 4×4 et la tente de toit sans hésiter. Il faut évidemment accepter de dormir dehors et de composer avec la pluie ou le vent, mais cela faisait pleinement partie de l’expérience que nous recherchions. On a adoré ce petit rituel qui consistait à déplier la tente chaque soir dans un nouveau décor avant de reprendre la route le lendemain. a nous a permis d’être encore plus proches des paysages islandais.
Que comprend la formule Iceland Nomads ?
L’un des gros avantages d’Iceland Nomads, c’est qu’une grande partie de la logistique est déjà gérée avant même d’arriver en Islande. Dans notre cas, nous avons récupéré un Dacia Duster avec sa tente de toit, un matelas deux places, des sacs de couchage avec l’option Camping+, des oreillers ainsi qu’une table et des tabourets. Côté cuisine, on avait également tout le nécessaire avec un réchaud, une casserole, une poêle et de la vaisselle. Bref, de quoi être totalement autonomes pendant une semaine. Il ne reste finalement qu’à remplir les valises et à prévoir de quoi manger. Et encore, puisqu’il est aussi possible d’ajouter un foodpack à la réservation. On vous en reparle juste après.
Les nuits en camping sont également comprises dans la formule et ça, mine de rien, c’est un vrai confort lorsqu’on enchaîne les kilomètres tous les jours. Travelbase préfère garder les emplacements de son itinéraire pour ses voyageurs, on ne vous donnera donc pas ici la liste des campings. Mais concrètement, nous n’avions absolument rien à réserver pendant le voyage. Chaque soir, il suffisait de suivre le roadbook et de rejoindre le camping prévu pour l’étape. Lors de notre premier road trip en Islande, nous avions justement dû gérer toute cette partie nous-mêmes. Là, c’était quand même très agréable de ne jamais avoir à se demander à 18h où nous allions dormir le soir.
Le gros plus du voyage selon nous ce sont le roadbook et l’application Iceland Nomads. Les deux regroupent l’itinéraire, les étapes, les choses à voir en chemin et toutes les informations pratiques dont on peut avoir besoin pendant le voyage. On a particulièrement aimé le roadbook papier, que l’on gardait dans la voiture et que l’on consultait tout au long de la journée. Ça peut paraître assez anecdotique, mais on a finalement très peu eu besoin de préparer nos journées une fois sur place.
C’est d’ailleurs ce que l’on retient surtout de la formule, on garde la liberté du road trip, on conduit notre propre véhicule et on vit notre voyage à notre rythme, mais toute la partie un peu moins sympa de l’organisation est déjà calée. Les campings, l’itinéraire, le matériel, l’assistance en cas de problème… tout est prévu. Pour un premier voyage en Islande, ou simplement si l’on n’a pas envie de passer des semaines à organiser son road trip, c’est l’idéal !
Foodpack, activités et autres options, que faut-il ajouter ?
Si vous ne voulez pas faire des courses tous les jours en Islande sachez qu’Iceland Nomads propose un foodpack pour toute la durée du voyage. Il existe en version classique ou végétarienne. Comme à notre habitude avec Travelbase nous avons pris l’option foodpack. Les repas liophilisés sont généralement bons, variés et permettent un gain d’argent et de temps non négligeables. Cela permet de se prendre un peu moins la tête avec les repas durant le voyage. C’est surtout appréciable quand on a seulement une semaine sur place, on s’évite une logistique parfois un peu lourde côté cuisine, surtout quand on voyage en « mode camping ». Quand on a le temps cela ne nous dérange pas du tout de se préparer des petits plats, mais là honnêtement en une semaine on ne voulait pas s’éterniser à cuisiner ! A noter tout de même que les campings proposent des espaces cuisine relativement bien équipés mais qu’il faudra les partager avec les autres usagers (et parfois il faut attendre un moment avant de pouvoir s’en servir).
En plus des repas lyophilisés les foodpack contiennent toujours des boites de conserves, des snacks, des produits pour le petit déjeuner ou encore d’autres aliments comme des pates, des wraps etc. Evidemment en plus des foodpacks nous avons fait quelques courses en complément. Le midi on mangeait généralement quelque chose de rapide comme des sandwichs et on gardait plutôt les repas chauds du foodpack pour le soir.
Côté activité, il est également possible d’en ajouter certaine au fil de l’itinéraire, comme une sortie à cheval, une marche sur un glacier, du snorkeling dans la faille de Silfra ou encore l’observation des baleines. Comme nous avions déjà testé plusieurs de ces expériences lors de notre premier voyage, nous n’avons pas voulu surcharger la semaine. On a tout de même choisi de repartir observer les baleines à Húsavík et honnêtement c’était sans regret.
Le foodpack et les activités sont facultatifs mais si vous ne deviez choisir qu’une seule option supplémentaire on vous recommande celle des foodpack. Vous gangerez du temps et de l’argent (mais il faut avoir en tête qu’on mange majoritairement des repas lyophilisés).
Il est également possible d’opter pour d’autres options comme les vols, les transferts ou certaines assurances que l’on peut ajouter au moment de la réservation. L’idée est plutôt de composer son voyage en fonction de son budget et de ce dont on a réellement besoin.
Les options qu’on vous recommande pour ce voyage : le foodpack, l’assurance complète pour le véhicule (attention les 4×4 ne sont pas couverts par les cartes bancaires, même les Visa Premier) ainsi que l’option camping + pour éviter d’amener trop de matériel avec vous.
Quel budget prévoir pour une semaine en 4×4 en Islande ?
Le prix dépend forcément de la période et des options choisies. Pour la formule de 7 jours, les tarifs débutent actuellement à 750 € par personne, sur la base de deux personnes partageant le même véhicule. Le 4×4 avec la tente de toit, les sept nuits en camping, le matériel de cuisine, le roadbook, l’application et l’assistance sont déjà compris.
À cela, il faut évidemment ajouter les billets d’avion pour rejoindre l’Islande, le carburant, les parkings, la nourriture si vous ne prenez pas le foodpack et les éventuelles activités plus diverses assurances (voiture, voyage etc). Vous pouvez aussi ajouter les transferts aéroport – camp de base.
Notre voyage ayant été réalisé dans le cadre de notre partenariat avec Travelbase, vous donner notre propre budget n’aurait pas vraiment de sens. Le plus simple est de partir du tarif de base et d’ajouter les options qui vous intéressent pour avoir une idée assez précise du coût du voyage. Tout est détaillé sur le site de Iceland Nomads.
Et même si le budget final dépasse forcément les 750 € annoncés au départ, il faut garder en tête qu’une bonne partie du road trip est déjà comprise. Louer un 4×4 en Islande en plein été, y ajouter le matériel de camping plus les frais des sept nuits de camping représente déjà un budget conséquent. Encore une fois je trouve donc que Travelbase nous propose ici un excellent rapport qualité / prix.
Bon Plan Voyageurs : Pour ceux qui ont l’habitude de réserver leur hébergement en avance sur internet le site de cashback iGraal vous permettra d’économiser 3,5% sur la plateforme Hostelworld et jusqu’à 9% sur Hotels.com et bien d’autres sites comme Amazon, la Fnac, Boulanger, Darty, La Redoute etc. En passant via notre lien de parrainage vous aurez directement 10€ dans votre cagnotte. Comment ça marche ? Il vous suffit de créer un compte sur la plateforme iGraal et de choisir la boutique marchande de votre choix. Vous serez alors redirigé sur le site en question et pourrez profiter d’un cashback (voir les conditions suivant les sites) une fois le paiement effectué. A partir de 20€ de cagnotte vous pourrez demander un virement sur votre compte bancaire. Pas mal pour faire des économies tout préparant son voyage ou en faisant des achats en ligne.
Notre road trip d’une semaine en Islande
Une semaine pour parcourir la route 1 en l’Islande, c’est court. Très court même ! Même lorsque les distances semblent raisonnables sur le papier, les endroits où l’on pourrait s’arrêter sont si nombreux qu’il faut rapidement apprendre à faire des choix. Il vous sera impossible de voir tous les points notés sur le roadbook (surtout ceux qui nécessitent une marche d’approche). Le point positif pour nous sur ce voyage c’est que nous connaissions déjà l’Islande. Nous pouvions donc laisser de côté, avec un peu moins de regret, certains lieux déjà découverts, revenir vers ceux que nous avions particulièrement aimés et consacrer davantage de temps à ce que nous ne connaissions pas encore.
La première journée a surtout été consacrée à l’arrivée, à la prise en main du 4×4 et de la tente de toit et aux quelques courses nécessaires pour la semaine. Nous avons fait quelques arrêts en chemin, mais le voyage a réellement commencé pour nous le lendemain.
De la côte Sud aux glaciers
La première grosse claque de cette semaine est arrivée assez vite avec Gjáin et Háifoss, deux endroits que nous n’avions pas découverts lors de notre premier voyage. Lorsque nous sommes arrivés à Háifoss, la brume enveloppait encore la vallée et donnait au paysage une atmosphère assez irréelle. Nous avons pris le temps de descendre jusqu’au pied de la cascade, la randonnée vaut vraiment le coup et ne présente pas de difficulté majeur (on descend mais il faut pouvoir remonter ensuite). Cette journée résume d’ailleurs assez bien le rythme du voyage, seulement 155 kilomètres séparaient notre point de départ du camping du soir, mais tellement de choses se trouvaient sur la route qu’il était impossible de tout voir.
Nous avons donc fait des choix. Certains endroits déjà visités ont été laissés de côté, tandis que nous tenions absolument à en retrouver d’autres, comme Skógafoss (avec les lupins en premier plan c’était juste magique). Plus loin, nous avons retrouvé Fjaðrárgljúfur et les paysages autour de Vík, avant de découvrir Múlagljúfur, l’un de nos grands coups de cœur du voyage. Même Jökulsárlón, que nous connaissions déjà, nous a semblé différent. En effet nous y avons eu beaucoup de vent, très peu de glace sur la plage et une atmosphère qui n’avait plus grand-chose à voir avec nos souvenirs. Je me souviens que nous avions passé des heures à photographier les icebergs échoués sur la plage… et là… un seul… un seul tout petit iceberg !
Des fjords de l’Est au nord de l’Islande
La météo nous a beaucoup moins épargnés en remontant vers le Nord. Pluie et vent nous ont obligés à renoncer à plusieurs arrêts et nous avons parfois simplement choisi d’avancer pour respecter le rythme de la journée. Nous avions notamment rendez-vous à Húsavík pour observer les baleines, une expérience que nous avions déjà vécue lors de notre premier voyage mais que nous avions très envie de renouveler. Et nous avons bien fait : après une longue journée sous une météo compliquée, elle s’est terminée de la meilleure des manières.
Les kilomètres se sont ensuite poursuivis vers le Nord, jusqu’à Siglufjörður, avec toujours cette sensation que l’Islande pourrait nous occuper pendant des semaines. À ce stade du voyage, on parlait déjà d’y revenir une troisième fois. Cette fois-ci plus longtemps sans doute et en famille. Non pas parce que cette semaine nous laissait sur notre faim, mais parce qu’elle confirmait exactement ce que nous avions ressenti la première fois, il est très difficile d’en avoir réellement terminé avec ce pays.
Les Hautes Terres et Snæfellsnes pour terminer le voyage
Nous attendions particulièrement la traversée d’une partie des Hautes Terres par la F35, mais Kerlingarfjöll ne nous aura une nouvelle fois pas vraiment épargnés. Le vent et la pluie étaient cette fois si violents qu’il devenait presque impossible de tenir debout. Nous avons fini par reprendre la route avec un peu de frustration et une seule certitude, celle que nous reviendrons.
Heureusement, l’Islande est pleine de surprise et il est impossible de terminer une journée sur une mauvaise note ! Pour notre dernier jour sur la route, nous avons retrouvé Snæfellsnes, que nous parcourions déjà pour la troisième fois. Et cette fois ci, les conditions nous ont permis de réaliser certaines de mes photographies préférées de la péninsule ! Une très belle manière de terminer une semaine durant laquelle la météo nous aura constamment rappelé qu’ici, rien ne se passe vraiment comme prévu.
Ce voyage nous aura d’ailleurs encore davantage appris à nous détacher des images que l’on peut avoir de l’Islande avant d’y arriver. Les paysages ne sont jamais figés. Après de fortes précipitations, une eau habituellement translucide peut devenir complètement brune, Jökulsárlón peut se retrouver presque dépourvue de glace sur la plage, une montagne peut disparaître derrière les nuages et le vent peut rendre inaccessible un endroit que l’on attendait depuis des mois. Même en juillet, nous n’avons pratiquement pas eu de véritable coucher de soleil. Cela peut être frustrant lorsque l’on voyage aussi pour photographier, mais c’est également ce qui rend l’Islande si particulière, au final on ne sait jamais tout à fait quel pays on va découvrir en arrivant !
Islande en 4x4 et tente de toit : notre expérience
Après une semaine à parcourir l’Islande en 4×4 et à dormir chaque soir dans la tente de toit, nous avons eu le temps de tester la formule dans des conditions assez variées. Routes asphaltées, F-roads, pluie, vent parfois très soutenu mais aussi quelques belles journées sous un grand ciel bleu, bref nous avons eu presque toutes les météos en une semaine. Nous avons finalement retrouvé des conditions assez similaire à celle de notre premier voyage en Islande, quelques années plus tôt. Voyager de cette manière demande forcément d’accepter une part d’imprévu, mais c’est aussi ce qui fait une bonne partie de son charme.
Conduire en Islande en 4×4 : routes et F-roads
Conduire en Islande n’est pas particulièrement compliqué, mais les conditions peuvent changer rapidement et certaines habitudes sont assez différentes de celles que nous avons en France. La première chose à garder en tête concerne les limitations de vitesse, sauf indication contraire, elles sont généralement fixées à 90 km/h sur les routes asphaltées hors agglomération et 80 km/h sur les routes en gravier. Les contrôles existent et les excès de vitesse peuvent entraîner des amendes importantes, mais au-delà de la sanction, certaines routes invitent de toute façon à lever franchement le pied. Sur les pistes, rouler à la vitesse maximale autorisée n’est pas toujours raisonnable, l’état du revêtement, les projections de graviers, les virages ou simplement le véhicule qui arrive en face peuvent nécessiter de ralentir considérablement.
Nous en avions d’ailleurs fait l’expérience lors de notre premier road trip. Nous avions crevé un pneu et reçu un impact sur le pare-brise en croisant un camion qui roulait rapidement sur une piste. Depuis, nous sommes particulièrement attentifs lorsque nous croisons un autre véhicule sur une route en gravier, ralentir permet aussi de limiter les projections de pierres. Avec un 4×4, certaines routes deviennent accessibles, notamment dans les Hautes Terres, mais cela ne signifie évidemment pas que l’on peut s’engager partout sans précaution. Les conditions des F-roads doivent être vérifiées avant de partir et les passages à gué demandent une vigilance particulière.
Nous ne développerons pas davantage le sujet ici parce que conduire en Islande mérite à lui seul un guide complet : état et ouverture des routes, F-roads, passages à gué, assurances, carburant, règles à connaître ou encore applications permettant de suivre les conditions en temps réel. Retenez surtout qu’un 4×4 offre davantage de possibilités, mais qu’il ne dispense jamais d’adapter sa conduite aux conditions.
Carburant et stations-service
Pendant ce road trip, nous avons pris l’habitude de faire le plein dès que l’occasion se présentait, sans forcément attendre que le réservoir soit presque vide. Les distances parcourues chaque jour sont importantes et, selon les régions, les stations-service peuvent devenir beaucoup plus espacées. Avant de partir le matin, nous vous conseillons donc de regarder non seulement le nombre de kilomètres prévus, mais aussi les endroits où vous pourrez faire le plein en cours de route.
Nous l’avons notamment fait dans l’Est, où nous avons préféré effectuer un petit détour pour remettre de l’essence avant de nous enfoncer davantage dans les terres. Nous avions pourtant fait le plein la veille, mais avec les kilomètres qui s’accumulent et des conditions parfois moins favorables, notamment lorsqu’il y a beaucoup de vent, la jauge peut descendre plus rapidement qu’on ne l’imagine. Dans ce genre de région, mieux vaut perdre quelques minutes pour rejoindre une station que commencer à calculer fébrilement les kilomètres restants au milieu de nulle part.
C’est aussi pour cela que nous prenions quelques minutes chaque soir ou chaque matin pour regarder l’étape à venir et anticiper les besoins de la journée : carburant, courses, activité réservée ou heure d’arrivée au camping. Sur un itinéraire aussi dense, cette petite préparation permet ensuite de profiter beaucoup plus sereinement de la route.
Dormir en tente de toit en Islande, quel confort ?
La tente de toit n’était pas vraiment une découverte pour nous puisque nous voyageons déjà régulièrement avec notre Tentbox (une XL lite) à la maison. Celle fournie avec notre Duster était d’une autre marque, mais nous avons retrouvé ce que nous apprécions dans ce type d’installation, à savoir, un vrai matelas, suffisamment d’espace pour deux et une tente qui se déplie et se range rapidement. Nous l’avons trouvée confortable et suffisamment robuste pour affronter les conditions climatiques islandaises. Nous avons notamment passé une nuit avec beaucoup de vent et, même si le bruit peut être impressionnant, la tente elle n’a pas bougé.
Le principal conseil que nous donnerions concerne d’ailleurs davantage le sommeil que le confort, prenez des boules Quies ! Entre le vent qui fait travailler la toile, la pluie et certains campings naturellement plus animés que d’autres, elles peuvent faire une vraie différence. Il faut aussi accepter qu’une tente de toit reste du camping. Lorsqu’il pleut au moment de la replier ou qu’une rafale arrive au mauvais moment, l’expérience est forcément moins confortable qu’une nuit dans un van, ou une nuit totalement au sec et sans vent. Mais après cette semaine, nous repartirions sans hésiter avec cette configuration.
Les campings Iceland Nomads, à quoi s’attendre ?
Nous avons eu des expériences assez différentes selon les campings sélectionnés le long de l’itinéraire. Certains étaient vraiment agréables et très bien équipés, tandis que d’autres étaient beaucoup plus simples en matière de commodités mais installés dans des cadres assez exceptionnels. Globalement, nous gardons donc une bonne expérience des campings de cette semaine, même si nous avons parfois trouvé le rapport entre leur fréquentation et leurs équipements un peu surprenant. Dans le Sud notamment, certains campings peuvent accueillir énormément de monde en été alors que les espaces communs ne suivent pas toujours… Nous avons par exemple dormi dans un camping très fréquenté qui ne disposait que de deux douches. C’était vraiment peu pour le nombre de véhicules présents ce soir là.
À mesure que nous remontions vers le Nord, nous avons trouvé l’ambiance différente, avec généralement moins de monde et des campings qui nous ont parfois semblé plus petits et familiaux. C’est le constat que nous avions déjà fait quasiment 10 ans plus tôt… le sud a tendance a être bien plus « touristique » que le nord ou les Hautes terres.
Avec Iceland Nomads, les nuits prévues sur le parcours sont déjà organisées, ce qui évite de se poser la question en arrivant le soir. Si vous organisez votre road trip vous-même en plein été, nous vous conseillons de réserver vos hébergements ou de ne pas arriver trop tard. Tourner des heures à la nuit tombée pour trouver un endroit où dormir ce n’est pas ce qu’il y a de plus agréable !
La météo en Islande en été, notre retour d’expérience en juillet
Partir en Islande en juillet ne garantit absolument pas une semaine de ciel bleu. Pendant ce voyage, nous avons eu beaucoup de vent, plusieurs journées de pluie et de longues périodes sous un ciel gris (voir sans quasi visibilité), mais aussi quelques journées magnifiques avec un grand ciel bleu et du soleil. Elles ont simplement été plus rares. Et finalement, cela ressemblait beaucoup à ce que nous avions déjà connu lors de notre premier long voyage en Islande, entre juin et juillet.
C’est probablement l’une des choses les plus importantes à accepter avant de partir, la météo islandaise est imprévisible. Sur une semaine, vous pouvez avoir plusieurs jours de pluie comme profiter d’une succession de belles journées, et les prévisions peuvent évoluer rapidement. Comme souvent dans les pays nordiques, mieux vaut donc préparer ses vêtements et son équipement pour de mauvaises conditions et considérer le beau temps comme un bonus !
Préparer son road trip en Islande : nos conseils pratiques
Les parkings en Islande : Parka et paiement en ligne
C’est probablement l’une des choses qui a le plus évolué depuis notre premier voyage. Les parkings sont devenus payants sur la majorité des sites incontournables. Et honnêtement cela augmente tout de même la note et mérité d’être pris en considération. Pour payer le stationnement c’est relativement simple, il suffit de se rendre à la borne disponible sur place ou de télécharger l’application Parka. Lorsque vous récupérerez votre véhicule il vous faudra simplement entrer la plaque d’immatriculation dans l’application, ainsi que votre carte bancaire, et d’opter pour le paiement automatique. Attention tout de même car certains parking dépendent d’une autre application, mais on trouve généralement une borne de paiement. Selon les endroits, le fonctionnement et les tarifs peuvent varier donc mieux vaut toujours regarder les panneaux présents à l’entrée du parking.
Nous en avons eu pour un peu moins de 120€ de parkings durant cette semaine. On vous conseille de prendre l’abonnement mensuel Parka et de le résilié une fois partis d’Islande. Ce sera plus économique que d’accepter les frais de service à chaque paiement.

Les applications indispensables pour voyager en Islande
– L’app Travelbase si vous partez avec eux : itinéraire du jour, étapes et points d’intérêt. C’est votre appli principale pendant ce voyage.
– Parka – vraiment utile aujourd’hui pour régler de nombreux parkings payants. On renseigne notamment son véhicule/plaque et on peut payer directement depuis l’application.
– Umferðin – à avoir absolument pour l’état des routes : conditions de circulation et webcams routières. Particulièrement utile avant les longues étapes et les routes plus isolées.
– Veður – l’outil officiel de l’Icelandic Meteorological Office pour la météo. En Islande il est surtout judicieux e surveiller le vent qui peut être vraiment très fort par endroit.
– SafeTravel – pour les alertes de sécurité et conditions de voyage. L’application officielle permet également, notamment en randonnée, de transmettre sa position GPS aux secours islandais.

Photographier l’Islande : notre carte des spots photo
Pour notre premier voyage en Islande, nous avions acheté une carte d’ International Photographer consacrée aux lieux particulièrement intéressants à photographier à travers le pays. Plusieurs années plus tard, nous l’avons glissée une nouvelle fois dans nos affaires avant de repartir et elle nous a encore été utile pendant ce road trip. Même si nous connaissions déjà beaucoup d’endroits et que nous avions évidemment fait nos propres recherches, elle reste un support assez pratique pour repérer rapidement ce qui se trouve autour de soi ou le long de la route. On vient d’alleir d’acheter la même carte mais pour les Iles Féroés, notre prochain voyage dans le nord !
Après deux voyages en Islande et des milliers de photographies réalisées sur place, nous avons maintenant aussi notre propre liste de lieux, de cadrages et d’endroits auxquels nous aimerions revenir. Nous préparerons donc un article entièrement consacré à nos plus beaux spots photo en Islande, avec nos conseils et les images réalisées au fil de nos différents voyages.
Quelle assurance prévoir pour un road trip en Islande ?
Avant de prendre la route, prenez le temps de regarder précisément ce qui est couvert par l’assurance du véhicule et les éventuelles garanties complémentaires proposées au moment de la réservation. Iceland Nomads permet notamment d’ajouter une assurance complémentaire couvrant davantage les éventuels dommages causés au véhicule.
De notre côté, nous avions choisi de souscrire cette assurance complémentaire. Nous avons déjà eu des soucis avec une voiture de location lors d’un voyage, justement la seule fois où nous n’avions pas opté pour une couverture complète ou sans franchise… et autant vous dire qu’on ne nous y reprendra plus (les 1400€de franchises en pleines vacances sont restées en travers de notre gorge) ! Depuis, nous préférons intégrer ce coût supplémentaire au budget et partir l’esprit tranquille, particulièrement dans un pays comme l’Islande où les routes en gravier, les pistes et les conditions météorologiques peuvent mettre les véhicules à rude épreuve. Et ça nous l’avons clairement vu lors de notre premier voyage, en 21 jours nous avons crevé un pneu et eu un impact sur le pare brise…
Le vent mérite d’ailleurs une attention particulière. Une rafale peut être suffisamment violente pour endommager une portière si elle vous échappe au moment de l’ouvrir. Avec une tente de toit, il faut également être attentif à la manière dont on positionne le véhicule lorsque le vent souffle fort. Les consignes données lors de la prise en main du 4×4 ne sont vraiment pas à prendre à la légère.
Enfin, l’assurance du véhicule ne remplace pas une assurance voyage. Pour nos voyages, nous avons notamment l’habitude de passer par le Cap Assitance de Chapka, avec des garanties qui peuvent couvrir les frais médicaux, l’assistance ou le rapatriement selon le contrat choisi. Pensez également à vérifier les assurances incluses avec la carte bancaire utilisée pour réserver votre voyage : selon les cartes et les conditions, certaines garanties peuvent déjà être prévues.
En passant par notre lien Chapka, vous bénéficiez également de 5 % de remise sur votre contrat d’assurance. Vous pouvez réaliser une demande de devis gratuitement et sans engagement.
Que mettre dans sa valise pour l’Islande en été ?
Même en plein été, préparez votre valise en gardant en tête que la météo islandaise peut changer très rapidement. Pendant notre semaine de juillet, nous avons eu beaucoup de vent et de pluie, quelques journées franchement grises mais aussi de très belles éclaircies. Nous fonctionnons donc surtout avec plusieurs couches : vêtements respirants, polaire ou couche chaude et, surtout, une bonne veste imperméable et coupe-vent. Bonnet, gants fins et tour de cou ne sont jamais très loin non plus, même en juillet.
Nous vous conseillons également d’emporter de bonnes chaussures imperméables (personnelement on part toujours avec une paire de Columbia, je ne quitte pas ce modèle) et surtout un surpantalon de pluie. Ce dernier nous semble particulièrement utile en Islande : léger et compact, il s’enfile directement par-dessus son pantalon lorsque les conditions se dégradent. Face au vent et à la pluie que nous avons rencontrés dans les Hautes Terres, nous étions bien contents de l’avoir avec nous. On vous conseille de prendre une taille au dessus pour pouvoir l’enfiler sans soucis par dessus votre pantalon. Alors oui c’est pas très glamour mais ça évite d’être trempé !
Pour un voyage en tente de toit, quelques petits accessoires peuvent également faire la différence : une serviette microfibre, une gourde ou un thermos, des pochettes ou petits sacs étanches pour protéger ses affaires et des boules Quies pour les nuits venteuses ou les campings un peu plus animés.
Enfin, pensez à la recharge de vos appareils. Nous profitons généralement des heures passées sur la route pour remettre nos batteries à niveau grâce à un convertisseur 12 V/230 V branché sur l’allume-cigare, particulièrement pratique pour notre ordinateur ou les batteries du drone. Nous avons également toujours une powerbank de grande capacité et un chargeur voiture USB-C pour les téléphones et les petits appareils. Si vous utilisez un convertisseur, pensez simplement à vérifier que sa puissance et celle de la prise du véhicule sont compatibles avec les appareils que vous souhaitez brancher.
Paiements en Islande : faut-il prévoir des espèces ?
L’Islande est aujourd’hui un pays quasiment cashless. Pendant toute notre voyage nous avons payé par carte ou avec notre téléphone, y compris pour de toutes petites dépenses. Nous nous sommes même retrouvés à devoir dépenser notre espèce avant de reprendre l’avion, simplement parce que nous avions retiré du cash à notre arrivée… par habitude !
Dans certains pays, avoir un peu de liquide reste encore bien utile, en Autriche, par exemple, nous en avons régulièrement eu besoin dans les refuges lors de notre visite d’Alpbach et ses alentours, mais en Islande, les espèces nous ont semblé totalement superflues. Vous pouvez donc très facilement voyager en payant uniquement par carte ou avec votre téléphone.
Le point auquel il faut davantage penser concerne les éventuels frais bancaires à l’étranger et le taux de change appliqué par votre banque. Mieux vaut vérifier les conditions de sa carte avant le départ plutôt que le découvrir après une semaine de paiements en couronnes islandaises (les frais s’additionnent à chaque transaction et ça peut vite grimper).
Pour notre part, nous utilisons depuis plus de six ans un compte Fosfo chez Fortuneo, que j’avais justement ouvert comme compte bancaire secondaire pour nos voyages. C’est une solution que je trouve toujours particulièrement pratique à l’étranger car Fortuneo ne prélève actuellement aucuns frais sur les paiements et retraits réalisés avec la carte Fosfo, y compris en devises étrangères, hors éventuels frais appliqués directement par le distributeur lors d’un retrait. La carte est par ailleurs gratuite à condition d’effectuer au moins un paiement par carte chaque mois. Le reste du temps ce compte me sert comme petite réserve pour des achats plaisirs que j’alimente grâce à des ventes de secondes mains.
Comment organiser ses journées avec Iceland Nomads ?
C’est probablement le conseil que nous donnerions le plus après avoir testé la formule pendant sept jours : regardez l’étape du lendemain avant de vous coucher. Le parcours est déjà préparé et il n’est donc pas nécessaire de passer sa soirée à construire un itinéraire, mais quelques minutes suffisent pour vérifier le nombre de kilomètres, la météo annoncée, les stations-service disponibles, les courses éventuelles et surtout les horaires des activités réservées.
Certaines journées sont beaucoup plus chargées qu’elles n’en ont l’air. Nous l’avons notamment constaté sur cette fameuse étape de seulement 155 kilomètres où nous aurions facilement pu passer deux jours tant il y avait de choses à découvrir (coucou les cascades à n’en plus finir !). À l’inverse, lorsqu’un rendez-vous est fixé (comme à Húsavík par exemple), il faut parfois accepter de renoncer à un arrêt pour arriver à l’heure. Nous anticipions aussi le carburant, dans l’Est, nous avons par exemple fait volontairement un détour pour compléter le plein avant de nous engager dans une zone beaucoup plus isolée. Pareil dans le sud où nous avons fait le plein la veille au soir pour être tranquille le lendemain.
L’idée n’est pas de planifier chaque heure de la journée mais plutôt d’identifier les quelques contraintes qui ne peuvent pas bouger. Une fois le carburant, les courses, les distances et les éventuels horaires repérés, tout le reste peut justement rester beaucoup plus spontané. Et c’est surtout ce que nous aimons lorsque nous partons en road trip, garder suffisamment de liberté pour s’offrir encore le luxe de l’inconnu.
Notre avis sur Iceland Nomads après une semaine en Islande
Après une semaine sur les routes islandaises, notre avis sur Iceland Nomads est globalement très positif. Nous connaissions déjà Travelbase pour être partis avec eux en Canoe trip en Suède puis en trek dans les Dolomites, mais c’était la première fois que nous testions l’un de leurs road trips en voiture. Et nous avons retrouvé ce que nous apprécions dans leurs voyages, une organisation suffisamment présente pour nous simplifier la vie, sans avoir l’impression de participer à un circuit organisé.
Ce que nous avons aimé avec Iceland Nomads
Le principal avantage reste pour nous la simplicité. Le véhicule, la tente de toit, le matériel de camping, les étapes et les nuits sont déjà prévus. Une fois les clés récupérées, il ne reste finalement qu’à prendre la route. Nous n’avions pas à passer nos soirées à chercher où dormir le lendemain ou à construire chaque étape, ce qui est particulièrement appréciable sur un voyage aussi dense.
Nous avons également aimé la liberté laissée au cours de la journée. L’itinéraire sert de fil conducteur, mais rien n’oblige à s’arrêter partout. Et dans notre cas, c’était même essentiel, comme nous connaissions déjà une partie de l’Islande, nous avons pu laisser de côté certains lieux pour en découvrir de nouveaux ou retourner photographier ceux que nous aimions particulièrement. Le roadbook donne des idées, mais le voyage reste le vôtre.
Le choix du 4×4 avec tente de toit correspondait parfaitement à notre façon de voyager. Il nous a permis de rejoindre les Hautes Terres, de dormir chaque soir dans un nouveau décor et de retrouver ce que nous aimons dans les road trips, pouvoir consacrer l’essentiel de ses journées à la route et aux paysages.
Les limites à connaître avant de réserver
La principale limite tient selon nous au rythme de la formule de sept jours. C’est intense. Très intense. Faire presque le tour de l’Islande en une semaine représente beaucoup de kilomètres et certaines étapes sont longues. Si vous aimez conduire, cela fait pleinement partie de l’expérience ; si votre idée des vacances consiste plutôt à rester deux ou trois jours au même endroit, cette formule risque en revanche de vous sembler assez soutenue.
Il faut également accepter de faire des choix. Une météo compliquée, une randonnée qui prend plus de temps que prévu ou une activité réservée à une heure précise peuvent obliger à supprimer plusieurs arrêts. Nous l’avons fait à différentes reprises pendant notre semaine et notre connaissance préalable de l’Islande nous a probablement aidés à le vivre sans frustration. On ne peut pas tout voir en sept jours, et il ne faut surtout pas partir avec cet objectif.
Enfin, la tente de toit implique évidemment d’aimer un minimum le camping. Nous l’avons trouvée confortable et robuste, y compris avec du vent, mais cela reste une tente donc il faut sortir pour cuisiner, composer avec la pluie et utiliser les sanitaires des campings, dont le niveau de confort varie d’une étape à l’autre.
Iceland Nomads : 7 jours sont-ils suffisants pour découvrir l’Islande ?
Oui pour découvrir l’Islande, non pour prétendre la connaître. En sept jours, l’itinéraire permet de traverser une diversité assez impressionnante de paysages et de comprendre à quel point le pays change d’une région à l’autre. Pour quelqu’un qui dispose d’une seule semaine, c’est une très belle première approche.
Mais si vous pouvez partir dix jours, nous aurions tendance à privilégier cette formule pour un premier voyage. Trois journées supplémentaires peuvent sembler peu, mais elles permettent de ralentir le rythme, de mieux absorber les aléas météorologiques et de consacrer davantage de temps à certains endroits, notamment dans le Sud.
Pour autant, sept jours ne donnent pas forcément l’impression d’un voyage aussi court. Je dirais même que c’est un voyage qui bouscule un peu notre perception du temps. En une seule journée, on peut traverser tellement de paysages différents, passer d’une ambiance à une autre, d’une cascade à un champ de lave, d’un glacier à une route perdue au milieu de nulle part, qu’il devient parfois difficile de réaliser que huit ou neuf heures seulement se sont écoulées depuis le départ du camping. Les journées sont denses, mais elles paraissent aussi incroyablement longues tant elles sont remplies.
C’est probablement l’une des choses qui nous a le plus surpris avec cette formule, une semaine en Islande peut donner la sensation d’être parti quinze jours. On rentre avec énormément d’images et de souvenirs, au point que certains moments vécus seulement quelques jours plus tôt semblent déjà appartenir au début d’un long voyage. Sept jours passent vite sur le calendrier, mais sur les routes islandaises, le temps semble parfois s’étirer autrement.
Après deux voyages, dont le premier de plus de trois semaines, nous avons surtout acquis une certitude, aucune durée ne permettra vraiment de « faire » l’Islande. Alors soyez indulgent avec vous même et réaliste sur la quantité d’endroit que l’on peut voir et activité que l’on peut faire en un temps donné.
À qui conseillons-nous Iceland Nomads ?
Nous conseillerions particulièrement Iceland Nomads à ceux qui ont envie de vivre un véritable road trip sans passer des semaines à en préparer toute la logistique. La formule fonctionne très bien si vous aimez conduire, dormir en camping, changer régulièrement de paysage et conserver une certaine autonomie une fois sur place.
Elle nous semble également intéressante pour un premier voyage en Islande lorsque l’organisation du véhicule, des campings, du matériel et de l’itinéraire paraît un peu intimidante. À l’inverse, si vous souhaitez construire chaque étape vous-même, rester plusieurs jours dans certaines régions ou organiser votre voyage essentiellement autour de longues randonnées, un road trip entièrement indépendant sera probablement plus adapté.
De notre côté, nous repartirions avec Iceland Nomads sans hésiter. Pas parce que cette semaine nous aurait permis de tout voir, bien au contraire, mais parce qu’elle nous a offert une autre manière de retrouver un pays que nous pensions déjà bien connaître. Et nous sommes partis d’Islande en sachant déjà que nous allions y remettre les pieds un jour ou l’autre !
On espère que ce retour d’expérience sur notre road trip en Islande en 4×4 et tente de toit vous aura donné envie, vous aussi, de prendre la route et de découvrir cette île qui continue de nous fasciner voyage après voyage.
→ Et si cet article vous a inspiré, n’hésitez pas à l’épingler sur Pinterest pour le garder sous la main, ou à nous laisser un petit mot en commentaire 🙂
Partagez sur vos réseaux sociaux :
Rédiger un commentaire